Extension Hauturière
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Prix conseillé
600,00 € - -51,00 €
- 549,00 €
- 14,70 €
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Prix conseillé
99,00 € - -8,79 €
- 90,21 €
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Prix conseillé
1 103,00 € - -203,00 €
- 900,00 €
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Prix conseillé
819,00 € - -60,00 €
- 759,00 €
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Prix conseillé
1 428,00 € - -342,00 €
- 1 086,00 €
- 39,00 €
- 19,30 €
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Permis hauturier : ce que l'extension change concrètement à bord
Le permis hauturier complète l'option côtière du permis plaisance et supprime toute limite de distance par rapport à un abri, de jour comme de nuit. Il ne s'agit pas d'un titre autonome : la détention préalable du permis côtier reste indispensable, et l'obtention se fait sans aucune épreuve pratique supplémentaire. Ce point surprend souvent, mais il a sa logique. Les compétences de conduite ont déjà été validées lors de la formation pratique initiale, ce que l'extension vérifie relève de la navigation au sens strict, c'est-à-dire de la capacité à faire route vers un point que l'on ne voit pas.
L'épreuve unique est théorique et dure 1 heure 30. Elle est notée sur 20, avec un seuil d'admission fixé à 10 sur 20. Le barème répartit les points entre le travail de carte, le calcul de marée, la météorologie marine, les aides électroniques à la navigation et la réglementation relative au matériel de sécurité. La partie carte pèse 12 points à elle seule et fonctionne comme une note éliminatoire : en dessous de 7 sur 12, l'excellence sur le reste de l'épreuve ne rattrape rien. Toute la stratégie de préparation découle de cette asymétrie.
Carte SHOM 9999 : le cœur de l'examen
La carte SHOM 9999 est une carte spéciale d'examen éditée par le Service hydrographique et océanographique de la marine, figée volontairement et détachée de toute mise à jour, afin que chaque candidat travaille sur des amers rigoureusement identiques. Elle représente une zone d'aspect familier pour qui connaît la Bretagne sud, mais elle ne doit jamais être remplacée par une carte de navigation courante de la même région, dont le balisage a évolué depuis. Cette confusion a coûté leur session à de nombreux candidats préparés en autodidacte.
Les exercices demandés reprennent toujours la même famille de raisonnements. Passage du cap vrai au cap compas et retour, en intégrant la déclinaison magnétique et la déviation du compas de bord. Correction de la dérive due au vent, puis de la dérive due au courant, avec la construction du triangle des vitesses qui distingue le courant prévu du courant subi. Détermination d'un point par relèvements croisés, puis tenue de l'estime entre deux points observés. Un exercice dit nocturne apparaît fréquemment, il ne se déroule évidemment pas dans le noir mais impose de raisonner à partir des secteurs de feux et de leurs portées. La méthode se construit par répétition. Une vingtaine de tracés complets, refaits jusqu'à ce que l'enchaînement devienne mécanique, suffisent généralement à sécuriser la note de carte.
Calcul de marée : la deuxième source de points à ne pas négliger
Le calcul de marée vaut quatre points au barème et se révèle souvent plus rentable que les révisions de dernière minute sur la météorologie. L'exercice porte sur la détermination d'une hauteur d'eau à une heure donnée, ou inversement sur l'heure à laquelle une hauteur donnée sera atteinte, à partir de l'annuaire des marées et du coefficient. La méthode des douzièmes reste l'outil de base, complétée par la règle des règles pour les ports secondaires et par la lecture d'un abaque lorsque le sujet le propose.
Sur l'eau, cette compétence prend un tout autre relief. Franchir un seuil de port, mouiller devant une plage à marée descendante ou emprunter un chenal à sec basse mer relèvent du même calcul, avec des conséquences immédiates. Un plaisancier qui sait poser une hauteur d'eau prévisionnelle à trois heures d'échéance choisit sa fenêtre plutôt que de la subir. Ceux qui naviguent en Manche ou sur la façade atlantique, où les marnages dépassent régulièrement dix mètres en vive-eau, savent qu'une erreur d'une heure sur cette prévision se traduit par un échouage.
Règle Cras et compas à pointes sèches : le matériel qui fait la différence
La règle Cras, associée à un compas à pointes sèches, constitue l'outil de travail imposé pour l'ensemble de l'épreuve, et son état conditionne directement la précision du tracé. Une règle rayée ou légèrement voilée introduit une erreur de un à deux degrés qui, reportée sur une route de trente milles, déplace le point d'arrivée de plusieurs centaines de mètres. Le correcteur, lui, mesure au dixième de degré près.
Quelques détails pratiques évitent des déconvenues le jour de l'examen. Le compas à pointes sèches doit tenir son écartement sans jeu, ce qui exclut les modèles d'écolier fatigués. Un crayon à mine tendre trace un trait visible qui s'efface proprement, contrairement à un crayon dur qui grave le papier et rend toute correction impossible. Une gomme blanche de qualité, une montre pour gérer le temps imparti et un jeu de mines de rechange complètent l'équipement. Rien de tout cela ne sera prêté sur place. Nous conseillons de travailler toute la préparation avec exactement le matériel qui sera présenté à l'examen, car les habitudes de main comptent autant que la connaissance de la méthode.
Matériel de sécurité hauturier : ce que la division 240 impose au-delà de 6 milles
Le matériel de sécurité hauturier répond à une logique de paliers, avec un armement semi-hauturier applicable entre 6 et 60 milles d'un abri et un armement hauturier au-delà de 60 milles. Franchir la limite des 6 milles impose notamment une VHF fixe à bord, un dispositif de réception des bulletins météorologiques, un radeau de survie adapté à la zone, ainsi que le matériel de navigation permettant de faire le point. Au-delà de 60 milles, s'ajoutent la balise de détresse et un dispositif de repérage individuel pour chaque personne à bord.
L'expérience du large ramène toujours à la même question, celle de la redondance. Une VHF fixe qui dépend du circuit électrique principal ne vaut rien après une avarie de batterie, d'où l'intérêt d'une portative étanche chargée et rangée à poste. Un radeau de survie non révisé dans les délais constructeur reste un sac lourd et rien d'autre. Les percuteurs de brassières gonflables, les cartouches de gaz et les feux à retournement supportent mal l'atmosphère saline d'un coffre mal ventilé. Une vérification annuelle systématique, consignée par écrit, vaut mieux qu'une inspection de veille de départ effectuée dans la précipitation.
Candidat libre ou bateau école : organiser sa préparation
Le passage en candidat libre est parfaitement possible puisque l'épreuve est uniquement théorique, l'inscription s'effectuant alors auprès du service instructeur compétent, direction départementale des territoires et de la mer sur le littoral. Le budget se limite au timbre fiscal de 38 euros au titre du droit d'inscription, augmenté de la carte 9999 et du matériel de tracé. En établissement de formation, la préparation se situe le plus souvent entre 200 et 300 euros pour douze à seize heures d'enseignement. Le choix dépend surtout de votre aisance avec les mathématiques appliquées et de votre capacité à corriger seul un tracé faux. Ces montants administratifs étant fixés par l'État, il reste utile d'en vérifier le niveau en vigueur avant de constituer le dossier.
Oui, l'extension hauturière ne peut se substituer au permis plaisance option côtière. Elle s'ajoute à un titre existant et n'a aucune valeur seule.
Non, l'examen se limite à une épreuve écrite d'1 heure 30. Aucune sortie en mer n'est organisée, la formation pratique ayant déjà été validée lors de l'obtention du permis côtier.
Aucun permis n'est exigé pour conduire un voilier en France, mais les compétences travaillées pour cette extension correspondent exactement à ce qu'un chef de bord doit maîtriser en croisière hauturière. Beaucoup de plaisanciers à la voile la préparent pour cette raison.
La note de carte, éliminatoire en dessous de 7 sur 12. Elle se joue sur la précision du tracé et sur la rigueur de l'enchaînement des corrections, pas sur la mémorisation.
Douze à seize heures d'enseignement suffisent en général, à condition de les compléter par un entraînement personnel régulier sur la carte 9999. Un rythme de deux à trois séances de tracé par semaine pendant un mois donne de bons résultats.
Non. L'électronique tombe en panne, perd son signal ou se retrouve privée d'énergie, et c'est précisément dans ces situations que le point estimé devient la seule information disponible. L'extension hauturière existe pour cette raison.