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récit de plongeur

Périple de jeune plongeuse en Mer Rouge

« Si l’on considère les techniques de marketing de notre ère, on pourrait croire à première vue que ce récit est un simple moyen promotionnel du voyage à Marsa Shagra; réalisé par une employée qui veut féliciter son travail et manger à la fin du mois.

Or, la simple employée qu’est mon humble personne souhaite vous ouvrir le vrai livre de son voyage en toute transparence, écrit avec le cœur afin que le seul barrage qui persiste entre la réalité du monde découvert et votre présence soit le voile fin de votre imagination.

Si mon préambule vous a convaincu de rester, permettez-moi de vous faire vivre à travers ces quelques mots le récit du premier voyage plongée de ma petite vie !

Marsa Shagra. 2 mots revenant de manière incessante 2 mois avant le voyage puisque son organisation me fut incombée dès l’esquisse du projet. Ma première mission attitrée et confiée depuis mon arrivée dans l’entreprise. « Organisatrice du voyage Marsa Shagra 2021”.

Jeune amatrice dans le domaine mais motivée et volontaire, c’est avec ardeur et sérieux que je me suis lancée dans ce défi. Un défi qui – je n’en avais pas encore conscience en ce temps-là – nécessitait deux mois de dur labeur et de réorganisation perpétuelle. Être organisateur de voyage est un métier à part entière et mes contacts ayant leur propre organisation, j’ai plusieurs fois eu le sentiment de ne pas parvenir à apercevoir la lumière au bout du tunnel.

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Finalement, ce sont donc 2 mois de travail acharné qui nous ont conduit, l’équipe de l’Argonaute, quelques-uns de nos proches clients et moi-même, dans la salle d’embarquement H26 de Roissy Charles de Gaulle un samedi 23 octobre à 10h du matin.

Moultes péripéties plus tard (retard dans l’enregistrement de nos bagages, un labyrinthe parisien infernal, le stress d’être responsable d’un groupe de 20 personnes et une courte séparation de type « achat Duty free »), nous étions tous dans l’avion de 10h, chacun vaquant à ses occupations, la principale étant de ronfler ou de baver à côté de ses camarades de vols.

Auto-autorisation partielle de souffler numéro 1 : inspiration, expiraffffuuution.

5h et des brouettes; le remplissage assidu d’un papier pour l’obtention du visa et une déclaration d’entrée dans le pays plus tard, nous voici arrivés en Egypte.

Première pensée : « chaleur ». Compréhensible quand on troc 8 degrés Parisiens pour 30 degrés Égyptiens.

Deuxième pensée : « sable ». Une piste d’atterrissage, une salle pour récupérer ses bagages et autour, un paysage tout droit sorti du film « Dune », des dunes de sable à perte de vue.

Notre équipe de vainqueurs enjoués et moi-même prenons le bus envoyé par le centre de plongée spécialement pour nous récupérer (la classe à Dallas) et arrivons à Marsa Shagra après 45 minutes de trajet environ.

Devinez ce qu’on a vu par les fenêtres ? Du sable, du sable et encore du sable.

Une partie de l’équipe déjà sur place une semaine à l’avance nous attend à notre arrivée sur les lieux. Embrassades, dernières formalités et nous voilà tous avec l’autorisation de partir nous rafraîchir dans nos hébergements respectifs avant l’apéritif qui marquera le début du séjour officiel.

Sur le chemin du chalet n°25, la beauté du paysage et de la nuit nous font oublier à mon compagnon et moi (j’ai dit que nous partions accompagnés de nos clients, je ne vous avais pas dit lesquels ?) les courbatures et la fatigue de nos corps.

Auto-autorisation de respirer finale : inspiration, expiratffffuuution.

La découverte du chalet, spacieux, simple, agréable, propre et la découverte du centre vêtu de ses premières lueures nocturnes ont renforcé l’excitation que nous avions de partir à la découverte du nouveau monde qui s’ouvrait à nous.

C’est après un briefing, quelques verres, beaucoup de sourires et de rires que nous partions tous nous coucher, des étoiles (de mer) dans les yeux.

5h30. C’est l’heure de notre premier réveil. C’est l’heure de quasiment tous nos réveils du séjour en fait.

Objectif: la plongée du matin. « La plus belle » paraît-il. Étrangement et dans un premier temps, c’est l’adjectif « diabolique » qui tournoyait obscurément dans nos esprits. La seule plongée à mon actif étant alors celle de la formation Open Water Diver dans la méditerranée et avec les conditions suivantes :

  • Visu : 30cm
  • Température : 18°
  • Poissons : présence inexistante
  • Le masque : qui prend l’eau et la buée
  • Principal boisson : tasse intempestif
  • Maîtrise de la flottabilité : hésitante

La motivation du levée fut dure (très dure) mais dure (extrêmement dure) à trouver. Une fois la terrible (terrrrrible) épreuve du levé passée, nous nous rendons nonchalamment au rendez-vous donné la veille à 6h sur le shade pour nous équiper.

Premier équipement (comment on fait déjà?) d’un pas mal assuré puis briefing des nouveaux arrivants par le personnel du shade accompagné par Jean-Sébastien notre référent Argonautien, propriétaire dans l’âme des lieux.

Vient le moment fatidique de mettre le premier orteil dans la mer rouge. Puis les jambes et le buste. Enfin, le signe de nous immerger. Et c’est la tête qui à son tour se laisse engloutir par les flots Égyptiens. Il est probablement d’instinct de fermer nos yeux lorsque l’on s’immerge sous l’eau. C’est ce qui a été mon cas. Vous vous imaginez alors que les premières choses que vous remarquerez sont les poissons, les couleurs ou leur diversité.

Pour moi ça a été le calme. C’est donc par les oreilles qu’est survenu le premier contact. On entend le remous, d’abord, certes quelques bulles. Puis le calme. Le calme des lieux et du monde immergé. Et lorsque les paupières s’ouvrent, c’est ensuite l’étendu du champ des possibles qui frappe. L’abondance de poissons et de coraux. Le bleu qui semble infini qui nous entoure (ça change de la fosse de formation de 15m de l’Argonaute).

Et c’est le déclic, la réalisation de ce pourquoi on a passé du temps à se former. Si je devais faire un comparatif, le séjour aurait été comme le calendrier de l’avent. Chaque plongée la découverte d’une nouvelle surprise. Chaque plongée de nouvelles sensations, de nouvelles couleurs et de nouvelles saveurs.

Les plus petits chocolats qui mettent en bouche au début, comme les petites choses sous-marines sur lesquelles nous nous sommes émerveillés. Pour finir sur les chocolats fourrés que l’on attend le plus : les mythiques animaux marins qui nous sont familiers depuis notre plus tendre enfance : tortues, anémones, dauphins.

Somptueux, merveilleux et surtout bien réels. Le plaisir de plonger n’a cessé de croître tout le long du voyage. J’ai vécu ma première plongée de nuit mais aussi ma première plongée au Nitrox (formations proposées par l’Argonaute sur place).

J’ai pris confiance en mes capacités de plongeuses, capacités que j’ai vu croître sortie après sortie. J’ai vu mes premières tortues, mes premiers coraux, murènes, mes premiers dauphins. J’ai pris mon envol et plongé de manière autonome en tête à tête avec mon binôme.

Je me suis créé des amitiés de plongée et surtout, des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. »

Césarine 

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