Pourquoi plonger en masque facial...

Le masque facial : comprendre et choisir

 

Le masque facial de plongée a le vent en poupe. Il est ludique, agréable, confortable et permet la communication. Déjà populaire dans les milieux pros de la plongée (entreprises de travaux sous-marins), il se démocratise aujourd’hui auprès du grand public.

Mais qu’apporte- t’il réellement au plongeur ?

 Il permet en premier lieu de respirer par le nez. L’air est donc moins sec et procure une sensation de respiration plus naturelle et agréable. De plus les mâchoires ne souffrent plus d’une tension prolongée due au maintien de l’embout du second étage de détendeur.

Le masque intégral de plongée permet également une vision élargie et moins oppressante grâce à un large verre de vision.

Plus confortable à porter qu’un masque traditionnel, il évite également les marques potentielles et le placage du masque, et présente de plus une étanchéité difficile à prendre en défaut. Toute prise d’eau est d’ailleurs facilement compensée : il suffit d’appuyer sur le bouton de débit du second étage pour chasser l’eau à grande vitesse. Fini également les problèmes de buée sur la masque !

Enfin il y également un intérêt thermique : le visage est protégé du froid. C’est donc, soit dit en passant, un complément logique de toute combinaison étanche puisque le but de cette dernière est de protéger du froid et de rester le plus longtemps possible dans l’eau. Le visage du plongeur, c’est d’ailleurs comme le plafond de votre maison : la source de déperdition de chaleur la plus importante… Le contact de l’eau froide, de plus, sur les nombreux capteurs naturels du visage, entraîne la production d’urine (entre autres, les apnéïstes favorisent désormais le réflexe physiologique qu’entraîne le contact avec l’eau froide : sang concentré sur le cerveau et le cœur, etc…).

Dernier avantage et non des moindres, les possibilités de communication sous-marine qu’il engendre puisque les oreilles et la bouche sont hors eau… Le système aujourd’hui omniprésent sur le marché est celui du GSM et se traduit par une fixation type micro et oreillettes. Le système n’est pas parfait et il faut s’habituer au bruit de fond des bulles en émission mais il ouvre malgré tout un nouvel horizon. Un poste de surface est même possible grâce à une antenne immergée qui permet de communiquer de surface à plongeurs et vice-versa, jusqu’à 500m environ.

Masque facial Ocean Reef

 

Les questions fréquemment posées quant à l’usage du masque facial sont la manœuvre de Vasalva et l’usage de l’octopus en cas de défaillance. Ah. J’ai capté votre attention. J

Pour ce qui concerne la manœuvre de Vasalva, la solution est plutôt simple : deux bouchons en silicone appelés « bourre-pifs » et qui doivent être préréglés pour se caler à la morphologie de votre nez et qui par appui permettent l’équilibrage par le nez. Pour l’usage de l’octopus, il faut vous munir lors de vos plongées d’un masque de secours et d’un octopus. Le masque de secours sera placé dans une poche d’accès aisé. Les défaillances restent rares sur un masque facial mais il ne faut pas moins se prémunir de ce risque et le changement demande du calme. Idéalement, il faut coincer l’octopus sous le cou avec un élastique tour de cou pour le trouver rapidement et ne pas paniquer, il vaudra d’ailleurs mieux répéter cette maneuvre un peu délicate, même si le risque est faible :

- relacher les sangles basses du masque facial et mettre l’octopus en bouche

- récupérer le masque de secours, finir de retirer le masque facial et placer le masque normal, effectuer un vidage de masque.

 

Pour finir sur la sécurité, l’espace d’air augmenté dans le masque facial vous rendra plus vulnérable à l’essoufflement. Mais d’un autre côté le risque de noyade est diminué en cas de perte de connaissance : vous ne perdrez pas votre détendeur

Masque facial Ocean Reef